mercredi 30 août 2017

phase 2 : vivre avec, comprendre son mécanisme ...

hello à tous

Voici la phase 2, phase tout aussi indispensable que la 1ère avant de pouvoir réellement batailler contre ton ennemi : vivre avec.(en même temps t'as pas trop le choix lol).


Il faut savoir que ce n'est pas simple de vivre avec une phobie ou un mal-être. Ça te pousse parfois à faire des mauvais choix, des conneries que en temps normal tu ne ferais pas.
Il m'est ainsi arrivé d'accélérer à un feu orange car ne me demander pas pourquoi mais pendant un moment je ne pouvais pas rester à un feu rouge, le temps d'attente me faisait systématiquement avoir une montée de sueur, pareil lorsque je me retrouvais en plein bouchon, la crise de panique montait.

D'autres fois, j'ai annulé des rendez-vous chez un médecin ou des repas avec des amis en donnant une excuse de merde mais plausible simplement parce que l'idée de devoir prendre la voiture jusqu'au lieu du rdv me mettait en panique, et que j'allais être au milieu de gens que je ne connaissais pas.

Le jour où j'ai décidé que ces phénomènes que je ne contrôlais pas devaient s'arrêter, j'ai commencé à chercher à déjouer en premier lieu la précrise.
Une fois que j'avais compris le mécanisme puissant de cette montée en crise, une fois que j'avais le nom de ma phobie, j'allais pouvoir commencer à vivre avec pour mieux l'amadouer, l'appréhender pour enfin la combattre.


 Pour vivre avec, j'ai alors une fois le sevrage antidépresseur fini j'ai trompé mon organisme (sur les conseils du médecin) en prenant de l'euphytose et du magnésium.
Mais l'euphytose entre nous, bof bof, alors j'en ai parlé à la pharmacienne qui m'a conseillé les gouttes de fleurs de bach et le pschitt.
le fameux rescue.

Pendant presqu'un an c'était devenu le rituel du matin mes 16 gouttes, le pschitt dans mon sac toujours à portée de main ( lui je l'ai toujours).
Certains disent que c'est psychologique et que çà n'a pas d'effet bah je leur dis même si c'est psychologique et bien çà t'aide, et au moins t'as pas besoin de sevrage ;)

Deuxième chose : j'en ai parlé enfin, à ma mère, à mes amies.
Et j'ai bien fait car pendant plusieurs mois, elles m'ont aidé en venant me chercher pour les soirées ( mes premières sorties en soirée étaient bien calculées : temps de trajet, lieu : pas trop loin pour commencer, temps sur place : afin d'éliminer un maximum de source stressante pour moi), ma mère en m'accompagnant à mes rdv, j'éliminais ainsi petit à petit mon premier facteur de stress, partir de chez moi.
C'est sur a entre 35 et 41 ans se faire accompagner par sa mère sur des rdv ( médecin, coiffeur etc ) ça peut choquer mais grâce à çà, moi j'ai pu commencé à aller mieux : vivre enfin.


Et j'étais fière à chaque retour chez moi d'avoir été au rdv ou à la sortie et j'analysais : mais pourquoi faut-il que je panique toujours autant avant vu que çà se passe bien pendant ?
Et c'est à force de continuer à sortir, que j'ai fait d'autres rencontres de personnes qui m'ont aidé à leur tour, parfois sans vraiment le savoir. 

Toute cette période a été dure, car la souffrance est réelle, beaucoup de gens ne comprennent pas ce qui te tourmente à l'idée d'aller juste manger au resto ou au ciné avec tes amies, d'aller voir ton gynéco (il n'y a que pour le dentiste que tout le monde est d'accord lol).


Je crois qu'une fois que j'ai appris à vivre avec, c'est là que commence le début de ma nouvelle vie, celle où tu veux aller plus loin, celle où tu veux vivre comme tout le monde et où ton regard change, mais il change aussi sur toi-même, tu ouvres les yeux sur tes rondeurs liées à l'ancienne vie, tu ouvres les yeux sur ta situation personnelle, ton lieu et milieu de vie.
Cette partie du début de la reconstruction sera pour un prochain article ;)
J'ai même hâte d'écrire les suivants mais il va falloir que je traite de chaque sujet en profondeur car vous le verrez, beaucoup de choses sont liées.

Sur ce, à très vite ;)

Bisous

2 commentaires:

  1. Comme je te comprends ! Au début de mon burn out, impossible de prendre la voiture. Impossible de prendre le téléphone pour prendre un rdv. Impossible de sortir de chez moi.
    Le pire, et je n'arrête pas de le dire, c'est que les gens ne ne croient pas, ne te comprennent pas. Pas tous hein. Mais il y en a plein qui ne reconnaissent pas que c'est une souffrance réelle et profonde !
    Gros bisous jolie Audrey <3 (et bravo pour tout ce chemin !)

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    1. merci ma belle ;) et toi aussi toutes mes bonnes ondes pour se sortir de cette spirale ;) c'est vrai que tant qu une personne n'a pas traversé un épisode de sa vie phobique ou en mal être, peu comprennent car on fait vraiment des choses incensées qu'on ne feait pas d'ordinaire, oui le simple appel téléphonique pour prendre un rdv ou réclamer des renseignements aussi je l'ai traversé j'ai encore pour certaines choses à remettre au lendemain qui devient la semaine etc mais çà viendra ;) de ros gros bisous ma belle ;)

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