samedi 26 août 2017

la première phase : diagnostic, connaitre son ennemi.

hello mes chouchous

Tout d'abord un grand merci pour vos messages et votre soutien sur mon article 3 ans de boulot sur soi... premier bilan. Ça m'a beaucoup touché et je cela me conforte sur mon envie de partager mon expérience en la matière, avec mes mots et pas ceux pondus des dicos.
Je vous rassure, je n'ai pas été illuminée dans la nuit par une bonté divine et en me réveillant un matin je me suis dit :  j'ai une mission sur terre hein.


Non, j'ai simplement envie de partager mon expérience et si cela peut aider ne serait-ce qu'une personne, moi çà me va ;)

Donc comme je le disais dans d'autres articles, on ne naît pas phobique, çà c'est le premier point.On le devient et aussi bizarrement que cela puisse paraître, la raison est à la fois explicable et non explicable, c'est là tout le mal-être de la phobie.


Il y a d'abord les premiers signes qu'on ne comprend pas. Pour ma part, cela s'est présenté par une succession de malaise dans des endroits et lieux pourtant fréquentés depuis des années.
Ces malaises souvent suivis de perte de connaissance t'emmènent chez le médecin car au départ tu ne penses pas phobie.
La grande mode de cette époque était de me diagnostiquer : malaise vagal.
Donc, le médecin me faisait faire une prise de sang et à part la découverte des carences en magnésium et calcium, un peu d'hypoglycémie, une cure de magnésium en automne et au printemps, on se dit bon bah çà va bien finir par passer.

Et puis, un beau jour, çà recommence. Malaise en plein centre commercial, malaise en allant amener mon fils à l'école alors que le chemin tu le connais par coeur tu le fais depuis des années. Et puis tu te sens tout le temps fatigué, tu commences à faire des insomnies, tu te renfermes sur toi-même sans vraiment t'en rendre compte, avant de sortir tu tournes en ronds , tu prends de grandes respirations pour éviter le malaise.Les années passent, tu crois que la vie c'est çà et un jour un drame : dans mon cas le braquage dont j'ai été la victime et 3 mois après l'immobilisation dans ton lit, tu comprends pas ce qui t'arrive.
Début de la mise sous antidepresseur par le médecin. Si au départ tu trouves çà génial car tu n'as plus aucun symptôme d'angoisse, tu te crois guéri, tu arrêtes les antidepresseurs, fatale erreur car on ne m'avait pas dit qu'il fallait faire un sevrage, tu retombes encore plus bas. Tu ne vis plus, tu te regardes vivre, tu subis les choses de la vie comme si tu étais dans une spirale noire qui ne s'arrête jamais.
Tu souffres car le moindre pépin, la moindre emmerde quel quelle soi, tu la vis systématiquement comme un échec, pour toi tu es une ratée.


Après le braquage, j'avais été suivre 3 séances avec une psy dans le cadre de la cellule psychologique d'après un traumatisme mais je n'ai pas accroché du tout avec elle.Par la suite, je suis allée en voir deux autres et c'est avec ses deux autres que j'ai pu enfin mettre un nom sur la phobie : l'agoraphobie.

De là, je suis allée sur internet, j'ai lu des articles, des blogs pour en savoir plus, pour comprendre et quand je suis retournée voir le médecin en lui disant je suis agoraphobe je venais sans le savoir de faire le premier pas vers ma future reconstruction. Il m'a alors parlé de sérotonine, what ? Cette petite glande hormone qui agit dans le cerveau sur l'humeur mais aussi sur les intestins. J'ai alors à nouveau été sur internet, wikipédia pour en savoir plus et surtout pour trouver un remède car contrairement à la thyroïde çà ne s'enlève pas.


Et c'est à partir de là que tu peux te battre entre guillemets car tu sais, tu connais le nom de ton ennemi. Si tu connais ton ennemi, alors tu peux enfin te battre.


Je ne vous le cache pas, entre les premiers signes et la découverte du nom, il s'est écoulé presqu'une décennie, c'est aussi pour cela que je ne pouvais pas passer cette étape avant de vous révéler mon combat, si cela peut faire gagner quelques années à une personne  qui se reconnaîtrait dans les symptômes alors j'en serais heureuse ;)

Je vous dis à très vite, je réfléchis encore à comment rédiger mes prochains articles sur mes batailles ;)

Bisous




2 commentaires:

  1. Ahhh ben évidemment moi ça me parle : je prends des médocs depuis des mois qui agissent sur la sérotonine... Comme toi, mais pour d'autres raisons, j'ai fini par m'effondrer littéralement... Je trouve que le plus dur là-dedans, c'est affronter le regard/les jugements/les "conseils avisés" des autres... et aussi faire admettre qu'on est réellement malade et que ce n'est pas "psychologique" ou un manque de volonté... Je t'embrasse ma belle <3

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    1. oh que oui pas simple le regard des autres et les conseils "avisés" je connais aussi ;) bon certains conseils sont parfois bon à prendre mais on s'en aperçoit plus tard d'autres ignorent les, surtout si la personne qui te le donne n'a pas traversé une période dépressive ou phobique voir si elle ne sait pas ce que tu traverses, dès fois les gens parlent sans savoir dans le but "d'aider" mais ne se rendent pas compte de la réalité de la maladie.Et tu verras, si j'arrive à écrire tout ce que je veux, quand je dis le chemin est long, il est long ... c'est surtout ce point que je vais essayer de faire passer pour pas que les gens baissent trop les bras trop vite ;) enfin je vais faire de mon mieux....et un gros gros bisous ma zenopia qui m'a tu le lira dans un des articles apporté un bien être, une pierre à l'édifice de la reconstruction ;)

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